Menu

Une renommée grandissante

Reconnaissance et responsabilités communales

A force de patience et de ténacité, Bernard Marion force le respect de ses concitoyens. Peu à peu, ceux de Champlitte puis des environs adoptent et le peintre et sa perception de leur environnement quotidien, un environnement qu’ils croient bien connaitre, mais qu’ils redécouvrent au travers des œuvres qu’il leur présente.

En réalité tout au long de son séjour chanitois, Bernard Marion étend son art de l’aquarelle au dessin à la plume, à la calligraphie et à l’illustration. Peu à peu sa réputation grandit. Ses œuvres sont exposées non seulement en Franche-Comté et dans les régions avoisinantes, à Lure, Besançon, Arc-et-Senans, au salon des Arts à Seboncourt dans le Doubs et à Mulhouse, mais aussi à Paris. Bientôt il est admis comme membre de l’Académie européenne des Beaux-Arts et en 1985, il reçoit le premier prix Paul Ricard de Besançon et obtient une mention au salon des artistes français à Paris pour ses aquarelles.

En 1995, Marcel Riff, alors maire de Champlitte lui demande de rejoindre l’équipe municipale et le charge de la culture. Bernard Marion occupera ce poste jusqu’en 2008. Et c’est alors très logiquement qu’on lui propose la présidence de l’Office du Tourisme chanitois. Ainsi pendant 13 ans, Bernard Marion assumera de telles responsabilités au sein de la commune de Champlitte, devenant un ardent défenseur du patrimoine local et régional.

Son activité est intense, inépuisable. On lui confie la charge de superviser les foires chanitoises. Il donne des cours de dessin et des conférences à de jeunes lycéens ou collégiens de Haute-Saône, Haute-Marne ou Côte d’Or. Il s’investit dans la mise en valeur et la rénovation des bourgs ruraux de Franche-Comté. Sur sa proposition, il est alors entrepris dans le cadre d’un Schéma Urbain, un vaste programme de rénovation des vieilles rues de Champlitte. Mais Bernard Marion continue à peindre avec ardeur et cela par tous les temps, qu’il fasse beau, qu’il pleuve ou qu’il neige, grâce à sa camionnette-atelier aménagé en conséquence. D’où ses magnifiques paysages d’automne ou d’hiver alternant avec ceux réalisés l’été.

Son œuvre est multiple et en réalité présente deux aspects : aquarelliste, Bernard Marion l’est principalement pour la réalisation des paysages sur le motif, alors que dessinateur, il l’est surtout pour la reproduction des objets artisanaux ou religieux et des édifices religieux, mais cette distinction entre peinture et dessin est caricaturale. Bernard Marion a peint tout autant que dessiné l’extérieur comme l’intérieur des Eglises avec force détails.

En 1987, à la demande de la Société historique et touristique de la région de Fontaine-Française, il débute une série de 44 dessins et aquarelles représentant les croix de la région. Exécuté sur site avec une très grande maîtrise, le travail est d’abord publié régulièrement dans la revue « Terroirs » sous la rubrique « Nos croix ». Puis comme l’indique Jean Pierre Bernadet qui préside alors la Société historique et touristique, l’ensemble est alors sublimé en 2008 par la parution de l’ouvrage « Croix de nos villages ». Au total c’est plus de 30 ans de labeur, certes interrompu par d’autres activités, qui seront couronnés. Mais Bernard Marion n’a pas été qu’un aquarelliste et un dessinateur remarquable (voir plaquette « Les croix de nos villages »).

On lui doit aussi des illustrations originales, emplies de fraicheur et de fantaisies, telles que celles ornant le livre « La vigne en Haute-Saône » (la Saint Vincent et la tradition vigneronne) paru en 2004, un ouvrage où s’harmonisent les peintures religieuses de nombreuses statuettes de Saints – en particulier de Saint Vincent – ou de la Vierge, avec celles profanes, de plusieurs paysages. Le livre intitulé « Contes, fables et légendes en idiome bourguignon » parait en 2005. Il s’agit d’un ouvrage plein de chaleur et de détails piquants rappelant ce qu’étaient jadis la vie des bourguignons, entre mythe et réalité (voir couverture livre « La Vigne en Haute-Saône »).

Comme les moines au Moyen-âge, Bernard Marion excelle dans l’art de la calligraphie et de la copie. Il le démontrait amplement lors des différentes manifestations organisées localement telles que la fête de la « Saint Christophe » à Champlitte ou encore celle du « Livre » à Fontaine-Française, où démonstration à l’appui, il expliquait son art de la calligraphie au grand public. D’ailleurs tous ses courriers et dédicaces étaient écrits à la plume d’oie. Et chaque année, c’est à lui qu’on s’adressait pour orner la plaquette de la confrérie de Saint Vincent – à la fois profane et religieuse – honorant la mémoire du Saint et les vignerons de Champlitte et de sa région. (voir plaquette « Saint Vincent »).