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De Besançon à Paris. De Paris à Champlitte

Les années d’apprentissage

A 23 ans, il monte sur Paris pour y préparer une licence d’histoire de l’art. Il y restera de très nombreuses années. Pour gagner sa vie, il est d’abord maître d’internat dans les écoles religieuses de Juilly en Seine-et-Marne et Bossuet à Paris. A Bossuet, il y fera la connaissance notamment de Jean-Claude Fioux, résidant aujourd’hui à Besançon et ami du Père Viennet. Il fréquente alors les musées et expositions. En fait nous ne connaissons pas bien cette période. C’est à cette époque qu’il fera la connaissance du conservateur du musée des arts décoratifs de l’époque, avec qui il restera en contact pendant de très nombreuses années et qui le conseillera sur sa future carrière d’artiste. Mais Bernard Marion apparait en réalité être avant tout un autodidacte. Nous ne savons pas s’il a suivi des cours de dessin ou de peinture dans une école ou s’il a fait partie d’un atelier parisien.

En 1975, c’est-à-dire à l’âge de 40 ans, alors qu’il a acquis les premiers rudiments de son art, il quitte Paris pour Champlitte. L’occasion lui est donné de retourner en Haute-Saône, non loin de son lieu de naissance et dans une région qui lui est chère.
thumbnailL’abbé Jean Christophe Demard qu’il a rencontré lors de son noviciat, l’avertit qu’un poste est disponible à Champlitte au Musée des Arts et Traditions Populaires qu’ont fondé son père, Albert Demard et sa mère Félicie.

Nous sommes en 1975. Albert et Félicie Demard sont devenus des figures emblématiques de la ville. Le musée dédié à l’artisanat et aux objets de facture populaire n’a pas pour vocation d’accueillir des œuvres d’art et encore moins d’y accueillir des artistes. Néanmoins Albert Demard lui propose un travail d’inventaire graphique des objets exposés. Après avoir réalisé un certain nombre de dessins remarquables représentant une partie des collections du musée et avoir servi de guide pendant quelques temps, Bernard Marion est contraint à démissionner. La personnalité des deux hommes est trop forte, leur origine familiale, leur vision du monde, bien que sur de nombreux points complémentaires, sont trop différentes.

Bernard Marion n’occupera en réalité son poste au musée que pendant quelques mois et de facto, décidera courageusement de se lancer à la conquête de son art.

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